Comment s’est articulée la préparation du groupe en vue de la Vuelta ?

« Nous avons choisi de réunir tout le groupe Vuelta pendant une vingtaine de jours de préparation collective, réservistes compris. C’est une nouveauté cette année : les coureurs ne sont pas rentrés chez eux entre les championnats nationaux et la préparation de juillet, contrairement aux années précédentes où certains coupaient avant de partir en stage puis d’enchaîner sur les courses en Espagne ou sur le Tour de Pologne.

Vous avez également innové dans la composition du stage en altitude. Pourquoi ?

L’autre nouveauté, c’était de partir avec un groupe de dix coureurs en altitude, avec des profils très différents. Habituellement, ces stages sont davantage construits autour de groupes de grimpeurs, de grimpeurs-puncheurs ou de rouleurs. Cette fois, on a ajouté les sprinteurs. Il a fallu individualiser davantage le travail pour répondre aux besoins de chacun. C’était un vrai défi, mais tout le monde a trouvé son équilibre.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué pendant ce stage ? Y a-t-il un moment que vous retiendrez particulièrement ?

Le sérieux et l’investissement des coureurs m’ont particulièrement marqué. En termes de cohésion, ce format nous a permis de nous entraîner tous ensemble, ce qui a été très positif. Le cadre était exceptionnel, avec de très belles routes et une météo idéale. C’était un stage assez long et, sur ce type de préparation, il peut parfois y avoir des tensions. Mais ça n’a pas été le cas. La gestion de la récupération et de la nutrition a été essentielle, et l’investissement du groupe sur cet aspect-là a été vraiment bluffant.

 

Un moment qui symbolise bien ce stage, c’est la photo ensemble au sommet du col du Joly, dans le Beaufortain. Cette sortie était celle avec le plus gros dénivelé, pensée pour les grimpeurs, et la récompense à l’arrivée avec la vue sur le mont Blanc était magnifique. Ce moment partagé restera un très beau souvenir. »