Après sa première victoire professionnelle et sa deuxième place au Tour de l’Algarve, Paul Seixas était très attendu pour sa première course de la saison en France. Il n’a pas déçu.
Samedi, il a dominé la Faun Ardèche Classic de bout en bout pour signer sa deuxième victoire de l’année, la première sur sol français.
La stratégie était claire : protéger Paul, s’appuyer sur le collectif jusqu’au pied du Col de Saint-Romain-de-Lerps, puis imposer un tempo élevé pour le positionner dans les meilleures conditions. Noa Issidore et Jordan Labrosse ont tenu leur rôle à la perfection.
À 45 kilomètres de l’arrivée, Paul a pris les commandes. Quelques kilomètres plus tard, il était seul.
Ce qui aurait pu tourner au calvaire, le vent, la fatigue, la pression d’un groupe de poursuivants réunissant Jan Christen, Jorgenson et Lenny Martinez, il l’a transformé en terrain favorable. Paul a géré. L’effort, l’alimentation, le mental. Jusqu’à lever les bras devant ses proches.
Une journée aboutie, pour le collectif comme pour la suite de la saison.
Paul Seixas
« C’était une journée de folie et l’équipe a fait du super boulot »
« C’était prévu avec l’équipe d’attaquer à ce moment de la course avec pour objectif de sortir avec un groupe réduit de 5 ou 6 coureurs maximum. Je me sentais exceptionnellement bien aujourd’hui, je me suis retrouvé avec Jorgenson et, au début, comme il ne prenait pas de relais, je pensais qu’il bluffait un peu. Mais dans la bosse, quand j’ai mis mon tempo pour être sûr que les autres ne rentrent pas, j’ai vu qu’il n’arrivait pas à suivre alors je suis parti seul. C’était dur, dans le Val d’enfer, j’étais parfois mal mais je me forçais à garder le rythme. Je pensais à ma famille sur la ligne d’arrivée, c’était l’anniversaire de mon papa. C’était dingue, j’ai eu du mal à y croire ! C’était une journée de folie et l’équipe a fait du super boulot. »
L’info
Tobias Lund Andresen sixième de l’Omloop Het Nieuwsblad
En s’imposant lors du sprint du peloton, Tobias Lund Andresen prend la sixième place de l’Omloop Het Nieuwsblad. À l’attaque dans le mur du Bosberg, le Danois n’a pu revenir sur la tête de course.
41
Le chiffre
Comme le nombre de kilomètres réalisés en solitaire par Paul Seixas avant de s’imposer. Parti dans l’ascension du Val d’Enfer, il n’a pas été revu par ses concurrents.









